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Mise à jour 4/03 Copyright JG © 2003
 
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Partie I.    Géographie.

 
Géographie carombaise.


            Caromb est un village du Vaucluse qui comptait 3117 habitants en 1999. La commune fait partie de l’arrondissement de Carpentras et de son canton « nord ». L’ancien village, bâti sur un promontoire rocheux, l’un des derniers contreforts du Mont Ventoux, au pied des collines du Paty, conserve des traces de fortifications en forme de cœur.
            Le territoire de la commune s’étend sur 1789 hectares de collines, au nord, et sur les plaines. Nos collines du Paty, jadis appelées Alps ou Alpibus [39], peuvent être séparées en deux parties : celle située à l'est se nomme "l’Ouzière", avec la chapelle du Paty, puis la "Grande Combe" et la "Combe des Moulins". L’autre partie abrite les carrières de pierre et va jusqu’au four à chaux. Quelques coteaux, dit "serres" prolongent ces collines dans la plaine.

            L’altitude du pays est de 198,374 m à la base de l’église, soit 114 m au-dessus d’Avignon. Elle passe à 208 m à la base de la tour de l’horloge, et arrive jusqu’à 477m au sommet de la colline du Paty *1 .

Les rivières :  *2


    Le Brégoux , "Lou Bregous " en provençal, est le plus important des cours d'eau carombais.
    Il prend sa source dans le territoire du Barroux, au-dessus de l'écluse. Jusqu'au lac du Paty, le ruisseau est connu sous le nom de "Vallat de Chadeyrolle".
    Après l'écluse, il descend par une gorge étroite, pittoresque, les "Conférents" et forme plusieurs petites chutes d'eau de quatre à cinq mètres.
    Au confluent du Brégoux et du Gourédon, la rivière change de nom et devient le Lauron.
    L'eau est captée depuis fort longtemps pour l'arrosage des quartiers de Maupas, de l'Arinier, des Prés, du Clos de Patris, des Pradès et de Foulignan.






Le Lauron, en provençal, signifie «petite source sortant au ras du sol et rejetant de petits grains de sable ».
   Il se jette dans la Mèze, sur le territoire d'Aubignan.

    Le Gouredon prend sa source dans le territoire du Barroux et vient se jeter dans le Lauron, à Caromb.
    Il reçoit les eaux de la Mayre.

    L'Aube ou la Mayre des Provinques est un petit cours d'eau qui se jette dans le Brégoux.

    La Mède , qui prend sa source au Mont Ventoux, traverse Bedoin, Crillon, St-Pierre-de-Vassols et Modène avant d'arriver à Caromb, pour continuer vers Loriol. Elle coule d'est en ouest et reçoit les Malagronnes. Elle se jette dans la Sorgue de Velleron.
       Son parcours est de 30 Km et sa largeur de 11 m.

    Les Malagronnes sont des torrents qui drainent les eaux de la montagne du Paty durant les périodes de pluies.
    De nos jours, ils sont presque toujours à sec. Mais, il n'en fut pas toujours ainsi, comme d'ailleurs pour toutes nos autres rivières.
    Une ordonnance royale, signée de Louis-Philippe, en date du 20 mai 1845, réglemente un syndicat d'arrosage et du curage des Malagronnes.

L'Origine du nom de Caromb


        En 1021, Caromb est cité pour la première fois dans un acte «Ad Carumbum», puis nous retrouverons la référence à "Castrum Carumbo" au XIIIe siècle.
         Plusieurs auteurs tentent d’expliquer l’origine du nom de la commune.
        Commençons par Hilaire Bonnaventure : il nous indique que les pierres extraites des carrières du quartier du Lauron donnèrent leur nom au village.
        Le nom autrefois carumbo ou carumbum ou plus simplement caron, dérive du provençal cairoun ou quairoun qui signifie « grosse pierre » dans la langue du pays. Il est à supposer que les habitants des pays voisins devaient dire, en parlant du bourg, « le pays des cairouns » et que ce mot, devenu populaire, resta à la commune.

        C’est l’étymologie donnée par Jules Courtet dans son Dictionnaire des communes du Vaucluse, publié en 1875.

        D’autres auteurs trouvent des explications plus légendaires : un des premiers dépliants du Syndicat d’Initiative attribuait le nom du village à Charlemagne qui aurait dit « carom bono » ou quelque chose comme cela, ce qui signifie « ici on a fait bonne chère ».

        L'étymologie nous apprend que "kar" est une racine indo-européenne qui signifie "rocher".


 
Les armes de la ville.

        Elles semblent étayer l’explication sur l'origine du nom du village, par la présence de pierres dans le blason.

        Elles portent trois carrés d’argent, deux et un, symbolisant des quairouns (pierres taillées), sur champ de sinople.
        L’écu est surmonté d’une couronne murale, comme le sont les armoiries de toutes les communes fortifiées.
        Deux branches, dont une de chêne et l’autre d’olivier, entourent le blason, sans que l'on sache exactement à 
        quelle époque elles furent ajoutées.
        On ne connaît pas de devises à ces armes.
 
 
        H. Bonnaventure nous indique que ces armes étaient visibles sur un drapeau de la fin de l’empire et sur certains papiers de 1885.
 A l’origine, les armes étaient d’azur avec les même        pierres, mais un et deux, 
au lieu de deux et un, 
comme elles sont aujourd’hui.
 
        On les retrouve aussi dans la ferronnerie surmontant le beffroi et sur les anciennes « boites » qui servent à tirer des salves les jours de fête.
        Le changement de blason serait de l’époque napoléonienne pendant laquelle les municipalités étaient autorisées à modifier leur blason.


 
Les monuments.

De nombreux monuments classés sont à voir :

  • - les remparts avec tour carrée à mâchicoulis,
  • - la fontaine de la Place (de 1749),
  • - le beffroi du XVIe siècle, tour ronde bâtie en 1562, surélevée en 1625 et son campanile ornemental inscrit aux monuments historiques.
  • - l’église est le plus beau monument de Caromb. De son vrai nom Notre-Dame-des-Grâces, dédiée à Saint-Maurice et à ses compagnons, elle mesure 18m de haut, 18m de large et 50m de long. D’un style roman à tendance gothique, bâtie comme une forteresse au-delà des remparts, en 1333, elle est une des plus grandes du Vaucluse. Avec ses pierres d’origine locale et ses murs de soutien, elle est magnifique. Un clocher hexagonal, inachevé lors de la construction, abrite des cloches de différentes tailles dans les huit arches élancées. Sa toiture récente lui donne un aspect de tour robuste. Elle est classée Monument Historique depuis 1849. La chapelle dite "des hommes" possède un superbe ensemble de quatre voûtes qui se joignent sur un pilier central, circulaire. La porte dite “ juive” date du XIVe siècle.
L'église abrite de nombreux trésors :
  • - le tombeau de marbre d’Etienne de Vesc, mort en 1501,
  • - le triptyque possède un panneau central de 1480 consacré à saint Georges et des panneaux latéraux de 1532 qui relatent la vie et le martyre de saint Maurice, patron du village,
  • - une statue de saint Georges,
  • - un orgue classé, lui aussi,
  • - des vestiges de fresque du XIVe et XVIIIe siècles.
d’autres monuments sont remarquables :
  • - la chapelle des Pénitents gris, dans le village,
  • - la chapelle Notre-Dame-du-Paty dans un beau site forestier dominant la plaine du Comtat.
  • enfin, le site du lac artificiel du Paty, havre de fraîcheur, bonheur des pêcheurs, cadre de fêtes champêtres estivales.



 

Le vieux village.


         L'histoire nous oblige à commencer par le vieux village aux rues étroites et tortueuses :
  • la Grande Rue qui part de la place du château et va jusqu'à la rue du Bout de l'Eau ; cette dernière va de la porte du Rieu à la place des Quatre Coins.
  • sur la Grande Rue s'ouvre la rue Dorée qui se divise en quatre : la Juiverie, était réservée aux juifs du village, la Côte des Eybards, la rue de la Mairie (ou rue de la tour de l'Horloge) et la rue de la Coste.
  • à l'est, les rues sous la Boucherie, de la Placette, la Côte, la Rue Coste Vaisselle ont disparu.
  • à la Baisse, la rue du vieil Hôpital, la Grande rue Basse et la rue Sainte-Jalle.
  • celle des Estourdoules longe l'ancien château à l'est.
  • la place du château et sa vieille fontaine.
      Voilà le centre historique de Caromb, dont nous allons suivre le développement dans ce livre.
        Le vieux village etait limité par ses remparts et ses fossés.
        Ces derniers, une fois comblés, sont devenus de grandes rues : le Cours, qui joint les deux places (du Rieu et Nationale), la Baisse, les Moulins, la rue sous l'église (ancienne voie principale, vers Carpentras). De là partent les voies vers l'extérieur, vers les quartiers "périphériques" : les Aires, la Baisse, l'Arinier, le chemin de Malaucène, le Plagnol …

        Très, très récemment, la ville s'est beaucoup étendue sur son axe nord-sud et les habitations arrivent maintenant jusqu'à la colline du Paty, au nord, et descendent bien loin vers Carpentras.


 
La vie du village.


        Si la place du château a été longtemps le centre du village, celui-ci s’est élargi vers le Cours, la place Nationale et celle du Rieu.
        Centre social de cette cité du Midi, c'est l’endroit privilégié des galéjades, des commentaires de chasse, des discussions politiques ( locales de préférence) et d’échange professionnel du milieu agricole.

        La vie du village, c’est aussi ses commerces et ses cafés (la Mirande sur la place, ceux du Cours et celui du Portail du Rieu), le royaume du pastis, des cartes à jouer et des lotos au profit des associations locales.

        C’est surtout un ensemble de familles, une communauté organisée avec de nombreuses associations culturelles, politiques, religieuses ou sportives, une vraie communauté où tout le monde se connaît, où tout se sait, où les nouvelles se transmettent oralement, où l’on se tient au courant de la vie locale.
Un vrai village, où il fait bon vivre et qui reste proche de ses traditions.


Suite : géographie.

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