de ROUS de la MAZELIERE, de ROUX de BELLAFAIRE 

 
 
rous  
o  Généalogie a

Page 1a : en Italie.
Page 1b : Rous de la Mazelière, à Embrun.
Page 2a : marquis de Saint Hubert en Comtat Venaissin.
Page 2b : Branche des Roux de Bellafaire et de Sigoyer
  
Etat présent de la noblesse Française, 1886.
ROUS de la MAZELIÈRE.
Chef actuel : knlomt-Camille-Louis-Victor , marquis de la. Mazelière, né à Paris le 28 septembre 1864,
commandeur de l'Ordre pontifical de Saint-Grégoirele-Grand (classe civile), à Embrun (Basses-Alpes)
et Paris, 40, rue Barbet-dc-Jouy.
— Frère : Olivier - Pierre -Marie - Adolphe, comte de la Mazelière., né à Paris, le 12 octobre 1865, à
Embrun et à Paris,
— Sœur : Élodie-Louise- Antoinette, mariée le 30 novembre 1882, à Auguste de Levézou, comte de Vesins.
— Mère : Jeanne-Charlotte-Marie de Rougé, mariée le 10 mai 1859 à André-Théodore, marquis de la Mazelière,
veuve le 24 novembre 1873, à Paris.

Rous, en italien Rossi.

Berceau : Parme et Château-Dauphin, où un rameau de cette famille patricienne se réfugia au commencement du XIVe siècle,
lors des guerres des Guelfes et des Gibelins. Jean et Guigues Rous s'y trouvent comme nobles possédant fiefs en 1339.
En 1607, le capitaine Léon de Rous, après avoir longtemps défendu Château-Dauphin contre les troupes du duc de Savoie,
se fixa à Embrun où sa descendance a formé la branche de la Mazelière qui seule, de nos jours, représente cette
famille ; celle de Sigoyer de Bellefaire s'étant éteinte en la personne de François de Roux, baron d'Oge et marquis de Bellefaire,
lieutenant-colonel des grenadiers royaux, décédé sans postérité à Gap, le 11 mai 1794.

Source : Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l ..., Volume 15
ROUS DE LA MAZELIÈRE.
Cette famille est issue des Rossi de Parme, maison ancienne et illustre, dont le nom se
trouve constamment mêlé à l'histoire des républiques lombardes. Dans les guerres civiles des Guelfes et des Gibelins, file devint
à diverses reprises l'objet de violentes persécutions, notamment au commencement du
XIVe siècle. (Voir l'Annuaire de 4855, page 303.) Ses membre* furent alors proscrits et dispersés,
et se réfugièrent à Venise, où ils ont été inscrits au Livre d'or, à Cuneo et dans la vallée de Château-Dauphin,
où ils francisèrent leur nom et le traduisirent en celui de Rous, par le retranchement de la finale italienne et l'adjonction de
l'n français. Jean et Guigues Rous sont portés au rôle des nobles
possédant fief dans la vallée de Château-Dauphin, en 1 339. Michel de Rous et Jean son fils en 1375 et 1404, Antoine
et Pierre en 1434, jouèrent un rôle important dans l'histoire de cette châtellenie, où ils habitaient la maison forte
de la Tourette. Guillaume de Rous préta hommage en 1 474, avec son frère Benoît, au marquis de Saluces. Il laissa
deux fils. Barthélemy de Rous, l'ainé, continua de résider à Château-Dauphin, dont il fut consul. Son petit-fils Jean de
Rous, capitaine au service du roi Henri IV, s'établit à Embrun à l'occasion de son mariage avec Madeleine Dioque
en 1607. Il s'était réfugié dans cette ville après avoir tenu longtemps dans Château-Dauphin contre les troupes du
duc de Savoie. Sa descendance a formé la branche de la Mazelière, rapportée plus loin.

Antoine, second fils de Guillaume de Rous, était venu résider à Embrun dès l'an 1544. année où il préta hommage pour plusieurs fiefs à l'évêque de Gap. Il forma la branche de Sigoyer de Bellafaire. Cette famille continua de résider à Embrun et posséda
des seigneuries dans l'Embrunois, le Gapençois et la haute Provence. Elle s'allia aux familles de Boissier, de Capris,
de Carle, de Champoléon, de Collavier, de Dioque, d'Hugues, de Laidet, de Tholozan, etc.
La branche de Bellafaire, dont les deux derniers degrés avaient été donnés d'une manière incomplète
 (voir l'Annuaire de 4855, page 342), était représentée au commencement du siecle dernier par : Pierre de Rous, seigneur
de Bellafaire, de Gigors, de Rémolon et de Théus, baron d'Oze et de Saint-Auban, qui épousa le 3 novembre 1744
Louise d'Hugues, sœur de l'archevêque de Vienne, et décédée le 27 mars 1773, dont il eut :
1° François, qui suit :
2° Jean de Rous, chevalier de Bellafaire, brigadier des armées du roi, chevalier de Saint-Louis, qui testa le 9 janvier 4787, et mourut à Grenoble à la fin du siècle dernier.
3° Louis de Rous de Bellafaire, vicaire général au diocèse de Vienne, prieur de Faucon (vallée de Barcelonette),
né vers 4746, décédé à Bellafaire le 28 septembre 1762 âgé de quarante-six ans.
4° Pierre de Rous, prêtre chanoine de l'église métropolitaine d'Embrun.
5° Marie de Rous, qui s'allia par contrat du 4 avril 1735 à Charles de Révilliasc, des comtes de Révilliasc en Piémont, chevalier,
seigneur de Montgardin, de la Fare, Polini, Trémini et Montbran, coseigneur de Veyne et d'Aspres
en Dauphiné, et seigneur de Pontis en Provence.
6° Marguerite de Rous, mariée le 23 septembre 1738 à Balthazar de Gassendy, chevalier, seigneur de Tartonne et
de la Penne, maire de Digne, dont le fils, Joseph-François Gassendy de Tartonne, est mort sans alliance à Digne le
24 juin 4848.
1
 Cette branche avait généralement adopté l'orthographe fautive de Roux par un x ; nons rétablissons ici la forme Rou» par ont ,
qui est plus conforme à l'étymologie italienne et qui a été presque constamment suivie par l'autre branche (voir V Annuaire de 18o5,
page 303).

7° Anne de Rous, dite mademoiselle de Rémolon, morte sans, alliance.
8° Françoise de Rous, dite mademoiselle de Saint-Âuban décédée sans alliance.
François de Rous, seigneur de Bellafaire, de Gigors, de Théus, de Romolon, baron d'Oze et de Saint-Auban,
marquis de Bellafaire, etc., lieutenant-colonel des grenadiers royaux, chevalier de Saint-Louis, est décédé sans
alliance, au retour de l'émigration.
La branche de la Mazelière est seule aujourd'hui existante; voici son état actuel.
Alfred-Antoine de Rous, marquis de la Mazelière, né au château de Saint-Hubert (Vaucluse) le 2 août 1813.
frere- et sœur.
I. André-Théodore de Rous, comte de la Mazelière, né le 18 juillet 1820.
II. Antoinette de Rous de la Mazelière, née le 27 décembre 1810,
mariée le 2 juin 1840 au baron de la Barthe, veuf le 11 octobre 1847, dont deux filles: Blanche et Marguerite de la Barthe.
Mère.
-Élisabeth-Dorothée-Pauline de Boissier, née à Marvejols ( Lozère) le 10 octobre 1786, mariée le 3 mars 1810 à Antoine Bernardr André-Victor de Rous, marquis de la Mazelière, veuve le 13 février 1850.

Éphémérides pour servir à l'histoire des Hautes-Alpes. Edité en 1874
18 Avril 1630.
Mort du capitaine Jean Rous.
Le capitaine Jean Rous descendait de l'illustre maison des
Rossi, ile Parme. Au XIVe siecle, à la suite des guerres entre
les Guelfes el les Gibelins , la branche à laquelle appartenait
Jean Rousse réfugia dans la vallée de Château-Dauphin,...

fut en 1339, dans le rôle des maisons nobles possédant fiel dans
ladite vallée. Pendant les trois siècles suivants, ses membres
se distinguèrent dans les guerres incessantes qui avaient
pour but la protection de nos frontières (1).
Le capitaine Jean Rous prit une part active à la défense
dc Château-Dauphin contre les troupes de Charles-Emmanuel I",
duc de Savoie. Après la reddition de cette place
(1588), il se réfugia à Embrun. En 1628, il fut élu troisième
consul de celte ville , alors que le troisième consulat était
réservé aux protestants, il rendit en cette qualité de grands
services à ses concitoyens. etmourut de la peste le 18 août 1630 (2).
Le testament du capitaine Jean Rous; témoigne qu'il est
mort dans le sein de l'Église romaine. Par cet acte, en effet,
il fait des legs importants à l'église de Bellin, prés de Cluileau-Dauphin,
ainsi qu'à l'église, métropolitaine el à l'hôpital d'Embrun (3).
Les descendants du capitaine .lean Rous continuèrent à
demeurer à Embrun , où ils ont occupé un rang distingue
dans le clergé, la magistrature et l'armée. Ils portent, depuis
le XVlll" siècle, le nom de la Mazelière (4).
La famille Rous de la Mazelière est représentée aujourd'hui
par M. le marquis Théodore Rous de la Mazelière, qui habite
Paris el Embrun. Fidèle aux traditions de ses ancêtres , et
s'associant aux dernières volontés de son frère . le marquis
Alfred-Antoine Rous de la Mazelière , décédé sans postérité
le 2 aout 1860, il a donné à celle dernière ville une somme
ile trente mille francs pour l'établissement d'une école de
Frères de la doctrine chrétienne. En reconnaissance de cette.
fondation, le conseil municipal d'Embrun, dans sa séance du
8avril .866, a décidé quc le nom ile la Mazelière serait
donné à la place où est située la maison patrimoniale de
cette lamillé (5) .
M. le marquis Théodore de la Mazelière a reçu du Saint
Siége les distinctions les plus flatteuses, et, pour un Chrétien,
les récompenses les plus douces de son attachement
à l'Église el à son Chef vénéré. Sa Sainteté le pape. Pie IX,
après avoir daigné l'honorer de la commanderie dc Saint
Grégoire-le-Grand , vient de lui conférer celle de son ordre
de Pie IX. Ce sont de pieux souvenirs que M. de la Mazelière
léguera avec bonheur à ses enfants.

-Ordre de Saint-Grégoire le-Grand
institué pur lettres apostoliques iiii papeGregoireXVl, en dale du I"septembre 1831, porte nne
• croix d'or ii huit pointes,émaillée de rouée el suspendue à nn ruban
ile Bolé rouge bordé de jaune ; au milieu de ia croix, sur un fond
• arnre. se détachent en ur. d'un côté. l'Image de Saint-Grégoire-le-
• Grand, avec ces mots autour d'elle -. s. GregorituMagmu, el de l'autre,
celte devise; rro Deo et prmdpt, née ces mots tou! autour ; Grego-
« rhu Wi. l'. M. anno I. La croix est surmontée, pour ies militaires,
• dun trophée d'armes en or, et, pour les autres, d'une couronne de
< lauriers verts, tugustin Canron, la cour de Rome, pour 1869, p. 463.


- L'ordre de Pie IX. institué par Pie IX lui-même, le 17Juin 1847,
comprend trois classes : celle des grandirais, qui donne droit au titre
de comte romain ; celle des commandeurs, qui confère la noblesse
romaine héréditaire, el celte des chevaliers, qui confère la noblesse
personnelle. « Sa décoration consiste en uneéloile bleue ii bnitrayons
d'or, portant ;< son centre nn médaillon en émail blanc, sur lequel on iii
• en lettres d'or le nom de Ple IX, la date 1841, el autour: Virtuti et
iniritu. Sun ruban est en soie bleue, séparée par deux bandés rouges..
— Ca rnur tte Rom*, p. l'H






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