ART
Complément :
Contrats de mariage entre noble Jean de Raffelis, sieur de Tourtour, fils
de noble Joseph, sieur de Broves, et de dame Madeleine
de Borrely. d'une part, el damoiselle Jeanne de Thomassin, fille de feu
Me François, conseiller au parlement de Provence, et de dame Françoise
de Marin, d'Aix, assistée de M. François de Thomassin, seigneur
de Rognac, conseiller audit parlement, et de Jean-Louis de Thomassin,
seigneur de Taillas, « conseiller du Roy. en la cour des Comptes,
Aydes et Finances de Provence », 10 février 1667 (AD04, fol.
509).
Les maintenues de noblesse en Provence,
par Belleguise (1667-1669).
La famille de Raphélis de Vincent d'Agoult des sgrs de Rognes, a la
noblesse de Pierre Raphaélis, secrétaire de Louis III d'Anjou,
roi de Sicile, comte de Provence. Jean, son fils, exerça la même
charge (1). Honoré, fils de Jean, illustra sa noblesse de secrétaire
par l'acquisition de la terre de Courmes et de St Martin, encore plus par
le mariage de Julie d'Agoult de Vincent, fille unique et
héritière de N. de Vincent d'Agoult, sgr de Rognes, de la noble
famille de Vincent, d'Aix, adoptée dans celle d'Agoult par Fou-quet
d'Agoult,
ainsi que je l'ai observé dans le chapitre d'Agoult.
La succession de N. de Vincent d'Agoult se fondit dans celle de Raphélis,
par le mariage de sa fille unique. Elle en a eu la terre
de Rognes, qu'elle possède encore aujourd'hui. Elle avait fait une
autre branche dans Aix, des sgrs de St Martin dit le Fauconnier.
Elle est éteinte de nos jours, par la mort de N. de Raphélis,
sgr de St Martin, sans être marié. Les autres branches sont
des srs
de Calian et de Châteauneuf, décrites avec leur filiation par
l'auteur du nobiliaire. Elles portent : d'azur, à 3 chevrons d'or
(2).
* Pour donner de la noblesse aux Rafélis, Maynier a inventé
deux secrétaires des comtes de Provence. Cette légende a été
répétée, depuis,
par Artefeuil, et dans un ouvrage récent, dû à M. l'abbé
de Rafélis. Ce dernier avait, en fait de généalogies,
des idées très spéciales et ne pen-
sait pas que l'exactitude fût la première condition d'une production
de ce genre. Le lecteur qui consulterait les deux volumes des Rafélis
sera
stupéfait de l'incohérence peu ordinaire de ce travail. M.
Mireur a réduit à leur juste valeur les prétentions
nobiliaires des Rafélis.
Les derniers degrés de la famille sont indiqués dans l'Histoire
Véridique.
(1) Ces deux secrétaires sont de l'invention de Maynier,
qui a reproduit cette fable dans
la Principale Noblesse. Cf. Mireur : le Tiers Etat, etc. n. 139.
(2) On trouve, à la suite, une notice sur les Rafélis de Roquesante,
originaires du Com-
tat, qui n'ont aucun rapport avec les précédents et n'ont
pas été maintenus par Belleguise.